Swissman 2014

parcour Voilà maintenant 2 ans que je tente ma chance à la loterie du Norseman, un triathlon distance Ironman qui me fait rêver en Norvège. Ça philosophie y est assez particulière puisqu’il faut obligatoirement être accompagné d’une personne gérant les ravitaillements et effectuant la fin du marathon à plus de 2000m d’altitude avec soit. L’année dernière est née le petit frère de cette course, le Swissman. Cette course reprend les mêmes principes que ceux du Norseman mais en Suisse :). Je m’inscris et par chance je suis tiré au sort !Nous étions donc 4 à partir fin juin pour le Swissman Xtreme triathlon, Marie Catherine, Thierry et moi-même.Une fois sur place, on constate que l’ambiance y est assez particulière. C’est une petite organisation, ils ne sont qu’une 50ène pour tout organiser, pas d’arbitre, pas de ravitaillement… L’accent est clairement mis sur le fait que l’on participe une aventure et non à une compétition. En effet pas de classement à l’arrivée, et pas de prime pour les premiers. Le but c’est finir !Le Samedi nous avions mis le réveil à 2h30 du matin afin que je puisse prendre le bateau pour m’emmener au départ natation. Nous nous sommes couché environ vers les 21h30, et avec le stress de la course, la nuit nous a paru vraiment très courte. On avait la désagréable impression de ne pas avoir fermé l’œil de la nuit.Le bateau emmenant tous les athlètes au départ natation partait pour 4h15 vers le départ natation. Il y régnait une ambiance très particulière. Chacun savait que la journée allait être longue et riche en émotions.5h, le départ des 3.8km de natation. Contrairement à certains triathlons ça ne se bagarre pas trop, le fait que nous ne soyons que 250 et que les distances soient grandes y joue pour beaucoup. Dans cette partie tout va bien, l’eau est bonne (21°) et je me sens bien. Je fixe le phare placé sur la plage en face et me concentre sur ma nage. À ma sortie de l’eau Marie m’attendait, elle m’annonce que je suis sortie dans les 15 premiers de l’eau « Waah super ! ». Elle m’aide lors de la transition et je dois dire que c’est plutôt agréable de se faire aider pour retirer la combinaison de natation et pour enfiler les chaussettes avec les pieds mouillés lors d’une transition 🙂 . Je boucle la natation (sans compter la transition) en 53 minutes (beaucoup mieux qu’à Roth où j’avais mis 1h).Le vélo commence par 60 kilomètres relativement plats avec pas mal de traversés de village. D’ailleurs c’est le seul bémol de la course, c’est assez dangereux dans cette partie. Après arrive le premier col de la journée (le Gottardpass 2091m d’altitude) qui sur le graphique est moins pentue que le 2ème, sauf qu’une grosse partie de ce col est composé de pavé (on emprunte l’ancienne route historique). La difficulté est donc plus importante. En haut de ce col, je suis vraiment content de retrouver Marie, Catherine et Thierry pour me ravitailler et souffler un peu. la descente fait aussi du bien. Arrive ensuite le col du Furkapass avec ses 2436 mètres d’altitude, certaines parties sont vraiment pentues, mais les paysages deviennent vraiment magnifiques, c’est un vrai régal pour les yeux. En haut du col la température est d’environ 8 degrés, et il faut vraiment prévoir une petite veste pour la descente. Reste encore le Grimselpass (2164m d’altitude), qui est moins dure que les 2 précédents, mais la fatigue commence à se faire sentir. Une fois passer ce dernier Col une très grande descente nous attendait « ouf ». Direction la course à pied. Je boucle les 180km de vélo en 7h45.La transition course à pied se passe à coté de la voiture (il n’y a pas vraiment de parc) là aussi ça change beaucoup de d’habitude.Lors du marathon Thierry m’accompagne en VTT. Il assurera mon ravitaillement jusqu’au 34ème km, mais dès le premier km de course à pied, on a vite compris que la course allait être longue. Une côte de 2km avec des parties trails ce dresser déjà devant nous, heureusement la suite du premier semi-marathon sera plus facile à gérer. Arrivé aux 25 ème km les côtes sont de plus en plus présentes, la chaleur et la fatigue se font ressentir. Je m’impose plusieurs pauses jusqu’au check point du 34ème où Marie m’attend pour la montée finale. Une montée finale, vraiment très pentu 8km avec 1100m de dénivelés positifs, où l’on passe à coté des vaches et chalet de Suisse. Au bout on peut apercevoir l’arrivée « Kleine Scheidegg » à 2061m d’altitude. Après plus de 2h de montée enfin l’arrivée. « Yes je suis un Swissman ! ». Une arrivée comme celle-là à la fin d’un Ironman, en couple, entouré de plusieurs montagnes et glaciers, c’est vraiment très très fort émotionnellement. C’est juste incroyable ! Je réalise la course à pied en 6h55. Je boucle donc le triathlon en 15h45 en arrivant à 20h45.Le lendemain il y a eu une cérémonie de remise des maillots de finisher et supporter de nouveau à Kleine Scheidegg. Là aussi émotionnellement c’était très fort. Nous faisons tous partie de la même famille après une épreuve comme ça !Pas de classement officiel au Swissman, il y a juste une heure d’arrivée. En comparant les différentes heures d’arrivée, je dois être 81 / 217 à l’arrivée. Le 217ème et dernier finisher est arrivé à 0h50 (soit 19h50 d’effort !).12345 6 7 8 9 10 11 12

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