Celtman 2016 rapport de course

Et voilà, c’est fait. Le Celtman était le dernier des 3 Allxtri qui me restait à faire. Je crois que ça va être difficile de retrouver de pareilles épreuves me faisant autant rêver.

Cette année pour le Celtman, tout commença en Octobre avec le tirage au sort des inscrits. Malheureusement je n’étais pas dans la liste des personnes retenues. Je contact tout de même l’organisation en signalant que si une place venait à se libérer, je suis preneur. Coup de chance, l’organisation me recontacte quelques semaines plus tard pour m’annoncer que je fais partie de l’aventure. Bien sûr je réponds avec un grand OUI 🙂 .

 

Préparation

Globalement elle s’est bien passé, hormis une douleur m’empêchant de courir tout le mois de Mars. Je pense pas m’être aussi bien préparé que l’année dernière, mais cette fois-ci j’aborde la course sans pression particulière. J’ai aussi fait l’acquisition cet hiver d’un capteur de puissance en vélo, ça aide beaucoup à bien gérer son effort en vélo.

J’avais fait un article 17 jours avant la course sur mon ressenti : https://www.baptisteboivin.fr/celtman-j-17/

 

L’avant course

Nous sommes arrivés à Edimbourg le mercredi 22 Juin. Le temps est sensiblement le même que celui que l’on a eu en France cette année. Couvert avec quelques éclaircies. Globalement on a été très chanceux, surtout le jour de la course où l’on a eu un super temps. Jeudi et vendredi découverte des lieux de la course.

Nous logeons à 40km du départ au bord du Loch Maree (Talladale exactement). Je n’avais pas trouvé plus près, et une fois sur place je comprends mieux pourquoi. Cette région est vraiment isolée et loin de tout. Encore plus qu’en Norvège. Pour dire, sur les 250km de course, nous ne passons dans aucune ville (que des petits villages). Le briefing a lieu en 2 fois car la salle des fêtes de Torridon n’est pas assez grande pour accueillir les 217 inscrits. La route est toute petite pour aller à Torridon, les voitures ne peuvent pas se croiser tellement c’est étroit (il faut s’arrêter sur les « passing place » et attendre sagement que les voitures en contresens passent).

Malgré tout ça a un charme fou et il y règne une super ambiance. Je croise beaucoup d’athlètes déjà rencontrés les précédentes années. Les gens sont cool, tous avec le même objectif, ramener le tee shirt bleu de finisher. 39 nations sont représentées par les 217 participants.

 

Jour de course

Malgré un réveil mis à 1h30 du matin, j’ai tout de même bien dormi. Nous arrivons vers 3h15 à Shieldaig pour installer le vélo. 4h les athlètes prennent le bus direction l’air de départ de l’autre côté du bras de mer. Nous sommes accueillis sur un champ habituellement réservé aux moutons où nous attendent un groupe de musique local et des logos géants du Celtman. C’est magnifique 🙂 . Entrée dans l’eau assez difficile, l’eau est entre 10 et 12°C, il faut un peu de temps avant de si habituer.

Départ donné à 5h du matin. Je pars assez vite afin de me réchauffer. J’essaie aussi de garder mes distances avec les autres concurrents car ici l’eau est salée, je n’ai pas envie de boire la tasse suite à un mauvais coup ^^ . À certains moments je vois les concurrents devant moi lever bien plus la tête qu’à la normale, je sais alors que je vais traverser un banc de méduses. Pas de panique, elles ne piquent pas, c’est juste bien dégoûtant 😀 . Je sors de l’eau en 48min30, j’ai 3050m de natation à ma montre. Je suis plutôt content, l’épreuve natation s’est déroulée sans grande difficulté.

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Transition assez rapide, je n’ai pas trop souffert du froid. Je pars en cuissard court, maillot manche courte, coupe vent + manchettes.

C’est ensuite parti pour les 202km de vélo. Les premiers 60km se passent sans problème particulier, jusqu’à ce que sur une relance je casse ma chaîne. Dans mon malheur, j’ai eu une chance énorme, ma voiture support était juste dernière à ce moment-là (alors qu’en général elle est devant). J’avais prévu un sac avec tous mes outils pour réparer. Je repars en ayant mal remis la chaîne, obligé de s’arrêter une 2ème fois un peu plus loin… Dans l’histoire je n’ai perdu que 12 minutes, mais surtout j’étais très frustré. J’appuie donc plus que ce que j’avais prévu de faire pour rattraper le temps perdu, sauf que sur ironman il ne faut pas faire ça 🙂 . À partir du 150ème km je sens que je faiblis, au 180 je suis vraiment dans le dur, heureusement plus que 22km à tenir.

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Je pose le vélo vraiment dans le dur après environ 8h de course. Il me reste donc 3h pour aller au 18ème km à pied et ainsi pour avoir le tee shirt bleu de finisher. Je mange énormément à la 2ème transition.

Je repars donc à petite allure à pied, d’autant plus que ça monte durant les 4.5 premiers km à pied. Une fois en haut, ça va mieux, l’hypo est passé, je reprends confiance et retrouve le sourire 🙂 .

Je mets environ 1h45 pour les 18 km soit un peu moins de 10h de course (j’arrive donc avec un peu plus d’1h avance sur le cut-off). Je vais donc pouvoir faire le parcours initial avec Marie 🙂 . À partir de là on ne regarde plus la montre et on se fait plaisir comme en Suisse et en Norvège. Les paysages sont grandioses. On a l’impression d’être sur le toit du monde. En revanche ici c’est bien plus dur qu’au Norseman et au Swissman. Une fois monté en haut, il reste 2 autres sommets à aller chercher, pour ensuite descendre une pente à pic en équilibre sur les rochets. On s’est un peu fait peur je dois dire. On ne s’attendait pas à ce que ça soit aussi accidenté. Même après la grosse descente impossible de courir, c’est vraiment un petit sentier. On a hâte de retrouver le bitume 🙂 . Km 35 ouf nous revoici sur un terrain que l’on connaît. On décide de finir la course ensemble avec Marie, on a tellement peu couru que l’on en est presque un peu frustré ^^. Km 42 on voit la ligne d’arrivée, ça y est c’est fait après 16h52 d’effort nous voici arrivée ! Arrivée qui ici au Celtman est synonyme de bière, que je n’ai pas pu avaler, tellement mon estomac était retourné.

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Petit fait marquant, c’est la première fois que je mets plus de temps à pied qu’en vélo sur un triathlon 😀

 

Lendemain de course, cérémonie des Tee shirt et photos de groupe. Sentiment incroyable où nous avons tous l’impression d’avoir décroché la lune avec cette course.

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p.s : Je suis le plus jeune Français à avoir terminé le allxtri, et je fais partie des 3 plus jeunes au niveau mondial 🙂 (j’ai eu 27 ans cette année) .

A la question lequel des 3 allxtri est le plus difficile, je répondrai peut-être celui-là. En vélo c’est sûr, c’est la Suisse. En natation l’eau est froide (comme en Norvège), mais ici il y a les méduses et l’eau est très salée. À pied l’Écosse est de loin le plus dur des 3 🙂

 

Un grand merci à Marie, Thierry et Catherine ainsi qu’au conseil général de l’Yonne pour m’avoir accompagné dans cette aventure.

 

A bientôt 🙂